rumination,

Rumination,

Ô la vieille blessure d’amour propre
sale, d’être laissée longtemps sans soin,
au vent de la vengeance, ne guérit point,
ressaigne sans cesse, es-tu impropre ?

Ô le souvenir ému de ce premier,
seul, tu restes iconique de la jeunesse,
aux nuits très sombres, sans caresses
repasse en mémoire, es-tu un larmier ?

Ô colère soulevant les consciences
celle-là même criant aux barricades
ses jours sans pains, en camarade
relance encore ton feu, es-tu intense ?

Ô la lecture s’appelle parfois « lectio »(1)
s’il plaît à Dieu de donner sa lumière,
en ces versets ouverts, une prière,
rappelle l’Esprit, tu es « ruminatio »…(2)

 

1 : lectio c’est la lectio divina, une lecture méditée de la bible
2 : rumination, c’est la souvenance continuelle de la parole de Dieu, comme nourriture de l’âme…

Voter pour ce poème!

zeugma Maître Poète

Par zeugma

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Écrivez comme un Verlaine, commentez comme un Hugo, et vous serez un pilier de notre communauté poétique.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

l’hermaphrodite

St Valentin