Lettre d’amour

Je vous ai tant aimée car vous m’avez permis de n’être plus moi-même au fond de vos trois chairs : la très humide, la soyeuse et parfois l’autre, imaginaire, où vous prenant et reprenant,

torture et griserie, je prenais les cent femmes logées dans ma mémoire.
Alors vous m’enleviez,
Carnivore soudain, au nom de la douleur, si pure en vous, si noble et douce, mes vertèbres.

J’étais heureux de m’allonger dans votre songe, plus transparent que le regard, plus désinvolte qu’une langue en voyage autour de vos seins nus.

Privé d’âme et de corps, je vous laissais le soin de décider si je serais votre épagneul, votre miroir brisé, votre peau de rechange.

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