Sur la réserve, sariska

La nuit dans la savane les tigres s’étaient battus.
Notre guide le savait d’intuition secrète
Ce qui augurait bien de son flair.
Sur la crête
Le soleil lentement débrumait les talus.

Nous avons vu les traces d’une mère et son petit,
Des moulages bien soignés au creux de la poussière :
Ils étaient passés là pendant l’heure première
Où les fauves frileux manquent encore d’appétit.

Plus haut c’était un mâle, pesant et solitaire,
Qui avait imprimé aux marges du chemin
Son postérieur musclé, puis rejoint son repaire.

Les yeux piquaient un peu, mais que pouvait-on faire
Avec ces quelques bêtes planquées loin des humains
Pour léguer à l’absence un trophée incertain.

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