Sonnet cabalistique

Dans notre vie âcre et fiévreuse
Ta splendeur étrange apparaît,
Phare altier sur la côte affreuse ;
Et te voir est joie et regret.

Car notre âme que l’ennui creuse
Cède enivrée à ton attrait,
Et te voudrait la reine heureuse
D’un monde qui t’adorerait.

Mais tes yeux disent, Sidonie,
Dans leur lumineuse ironie
Leur mélancolique fierté,

Qu’à ton front, d’où l’or fin rayonne,
Il suffit d’avoir la couronne
De l’idéale royauté.

Voter pour ce poème!

Charles Cros Apprenti Poète

Par Charles Cros

Charles Cros, né le 1ᵉʳ octobre 1842 à Fabrezan et mort le 9 août 1888 dans le 6ᵉ arrondissement de Paris, est un poète et inventeur français.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Chaque commentaire est une goutte de pluie dans notre océan de poésie. Ajoutez votre averse, à la manière de Hugo.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Sonnet astronomique

Sonnet d’Oaristys