Vous, ô Dieux, qui à vous presque égalé m’avez

Vous, ô Dieux, qui à vous presque égalé m’avez,
Et qu’on feint comme moy serfs de la Cyprienne :
Et vous doctes amans, qui d’ardeur Delienne
Vivans par mille morts vos ardeurs écrivez :

Vous esprits que la mort n’a point d’amour privez,
Et qui encor au frais de nombre Elysienne
Rechantans par vos vers vostre flamme ancienne,
De vos Palles moitiez les ombres resuivez :

Si quelquesfois ces vers jusques au ciel arrivent,
Si pour jamais ces vers en nostre monde vivent,
Et que jusqu’aux enfers descende ma fureur,

Apprehendez combien ma haine est equitable,
Faites que de ma faute ennemie execrable
Sans fin le ciel, la terre, et l’enfer ait horreur.

Contr’amours

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