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Dans l’angle mort du temps

 

Pendant que l’opulente certitude se mord la queue,

Nous avons les yeux rivés de l’autre côté du monde,

Sur cette partie verte gorgée de chlorophylle.

 

Ici, d’où nous sommes, rien n’a changé.

Pourtant, la fuite immobile des jours bouscule le calendrier.

 

Nous sommes les rêveurs tapis dans l’angle mort du temps,

Là où les ans n’ont pas prise.

De notre longue attente mûrira des fleurs nouvelles

Dans le rire des enfants.

 

Alors, vous ne serez qu’un déchet de plus sur votre or inutile.

Seul ce qui donne la vie aura le droit de briller.

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