Les miroirs, par les jours abrégés des décembres

Les miroirs, par les jours abrégés des décembres,
Songenttelles des eaux captivesdans les chambres,
Et leur mélancolie a pour causes lointaines
Tant de visages doux fanés dans ces fontaines
Qui s’y voyaient naguère, embellis du sourire !

Et voilà maintenant, quand soimême on s’y mire,
Qu’on croit y retrouver l’une après l’autre et seules
Ces figures de soeurs défuntes et d’aïeules
Et qu’on croit, se penchant sur la claire surface,
Y baiser leurs fronts morts, demeurés dans la glace !

Le règne du silence

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Objection

Marsyas