Eternite instantanée

En
Inde, la mer telle qu’elle est, des pêcheurs et leurs filets.

Sur le rivage, un buffle blanc près d’un chien noir.

Oue dire de plus, il n’y a qu’à voir ce que
Boubat voit et nous fait voir, la simple magie des choses, des êtres, de la vie quand la vie est la vie, épargnée, hors de danger, privilégiée, malgré la dure rigueur du bonheur journalier.

Caméra et filets.

Magie : ne bougeons plus, le grand poisson va sortir!

Et le grand poisson sort, une femme avec un bel enfant et un très tendre sourire le tient à bout de bras.

Pêche miraculeuse, magie, ils en tireront quelques roupies.

Boubat a vécu là, il a vu tout cela et quand il est parti, on lui a dit au revoir comme à un ami.

C’est tellement simple, n’est-ce pas, alors que partout ailleurs les reporters du malheur travaillent en pleine tuerie.

Boubat, lui, dans les villes les plus proches, comme dans les terres les plus lointaines ou les grands déserts de l’ennui, cherche et trouve des oasis.

C’est un correspondant de paix.

Et c’est peut-être, comme on dit, par un juste retour des choses qu’il expose aujourdTiui son travail au coin du boulevard
Raspail là où il n’y a pas tellement longtemps se dressaient les murs du
Conseil de
Guerre et de la sinistre prison du
Cherche-Midi.

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