Chanson du rivage

Tra la la la la lère !
Les arbres sont contents,
Les flots dansent, la terre
A tout au plus vingt ans.

La nature palpite
D’une immense gaîté !
Le printemps, ma petite,
Est un flux de clarté.

Or la marée apporte
Toujours, en arrivant,
Une algue, bientôt morte
De soleil ou de vent.

Quand le printemps à l’âme
Porte ainsi les amours,
N’attendons pas, ô femme,
Le reflux des beaux jours !

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