Le terrain vague

Le terrain vague est enseveli par la neige

Le mur lézardé est sans couleur

Immergé derrière les flocons qui tombent

Et tout cela n’a du réel qu’une importance illusoire

Une crucifixion possible si j’écoute trop longtemps

Le vent qui ne souffle jamais

Quand le temps s’accroît dans l’espace illusoire

Et que la rage est impuissante à survivre à la

monotonie des espaces

Etrangement creusés de sel amer et de larmes

Et de hurlements

Et tout est au sommeil

Ce que le sommeil est à la folle étreinte de

l’anxiété sordide

Une éternité élargie par des pygmées

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In memoriam J. G. M.

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