La Major

Sous le marteau brutal tu tombes pierre à pierre ;
Avec indifférence un peuple destructeur
Te dépèce, ô vieux temple, ô maison de prière,
Qui ne suffisais plus à l’orgueil du pasteur !

Lorsque d’une autre nef, plus brillante et plus fière,
A ta place on pourra mesurer la hauteur,
Je te regretterai, temple dont la poussière
Parlait des jours anciens à ce temps novateur !

Je vous regretterai, noirs piliers, autel sombre,
Où ma mère à genoux, le soir, priait dans l’ombre,
Où des évêques saints dormaient les ossements :

Et toi, chœur suspendu, plein de voix byzantines,
Grand orgue — qui mêlais tes longs frémissements
Aux cantiques du flot sur les plages voisines !

Voter pour ce poème!

Joseph Autran Apprenti Poète

Par Joseph Autran

Joseph Autran est un poète et auteur dramatique français, né le 20 juin 1813 à Marseille et mort le 6 mars 1877 à Marseille.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Vos commentaires sont le carburant de notre inspiration. Alimentez notre feu poétique.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

La côte d’Italie

La mer morte