L’Épitaphe

J’ai vécu dans ces temps et depuis mille années

Je suis mort. Je vivais, non déchu mais traqué.

Toute noblesse humaine étant emprisonnée

J’étais libre parmi les esclaves masqués.
J’ai vécu dans ces temps et pourtant j’étais libre.

Je regardais le fleuve et la terre et le ciel

Tourner autour de moi, garder leur équilibre

Et les saisons fournir leurs oiseaux et leur miel.
Vous qui vivez qu’avez-vous fait de ces fortunes ?

Regrettez-vous les temps où je me débattais ?

Avez-vous cultivé pour des moissons communes ?

Avez-vous enrichi la ville où j’habitais ?
Vivants, ne craignez rien de moi, car je suis mort.

Rien ne survit de mon esprit ni de mon corps.

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Pour une excellente Beauté qui se mirait

J’ai planté mon pavillon sur le sommet de la folle misère