Coda

Entre ici et enfin, voici l’ éclat !

Elle courait.
Le trottoir putrescible la lévitait.

Ses yeux de radium illuminaient midi.

Il chavira un instant,

Aussitôt lesté par son corps

Vitrifié dans la hune hallucinée du destin.

Athlète ouvert,

Il saisit la fléchissante taille de la foudre.

Leur dialogue vrombit

Et dans l’espace instantané de leurs noces,

Jaillit, antérotique, rayons aux dents,

Le tigre de leur saut.

Appelé au seuil tintinnabulant de la chambre
Où, tropicale, rayonnait la chevelure,
Il déganta ses mains intérieures,
Plongea dans l’effroi profond de la robe
Et son énergie préhensible de nageur
Déploya toutes les chances en rut !
Changé par l’oracle hérétique de la matrice
Il se vrilla dans les interstices d’éternité,

Frôla en rase-mottes les antennes de la cité

Et, vague déferlant au grand écart de l’horizon,

Demeura, lové,

Ivre de la double spirale de chocs,

Dans sa conscience, levée d’écrous.

Pari

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Doucette voix qui confortes mon âme

A Théophile Gautier