A toi

Mon cœur est méconnu, si l’on soupçonne même
Qu’une terrestre ardeur se mêle à son amour,
Et que brûlant pour toi d’une flamme d’un jour,
Je pourrais outrager et flétrir ce que j’aime,
De même qu’en dorant la rosée et ses pleurs
Le soleil les tarit sans pitié sur les fleurs.

Ah ! Quel que soit l’éclat de tes regards de flamme,
Ton cœur rayonne encore de plus vives clartés ;
Sur ton front rougissant, dans tes traits enchantés,
A travers ton sourire on aperçoit ton âme :
Au firmament ainsi nous attachons nos yeux,
Certains que, sous son voile, au-delà sont les cieux.

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