La chanson de la bien-aimée

(villanelle)

La chanson de la BienAimée,
Comme un trille d’oiseau siffleur,
Monte dans la nuit parfumée.

L’entendezvous sous la ramée,
A travers les pommiers en fleur,
La chanson de la BienAimée ?

Comme une vivante fumée,
Son rythme subtil et trembleur
Monte dans la nuit parfumée.

Et quand vient l’heure accoutumée,
Où s’exhale par la chaleur
La chanson de la BienAimée,

Le cri de l’oiselle pâmée
Sous le baiser de l’oiseleur
Monte dans la nuit parfumée.

C’est une berceuse enflammée,
Musique, parfum et couleur,
La chanson de la BienAimée ;

Et toujours mon âme est charmée
Quand, appel tendre et cajoleur,
La chanson de la BienAimée
Monte dans la nuit parfumée.

Joies grises

Voter pour ce poème!

Charles Guérin Apprenti Poète

Par Charles Guérin

Charles Guérin, né le 29 décembre 1873 à Lunéville, où il est mort le 17 mars 1907, est un poète français.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

La poésie se renouvelle avec chaque commentaire. Soyez le souffle de la renaissance.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

M’amie à soi non aux autres ressemble

Réminiscences épiques