Ces yeux ces yeux, doux larrons de mon ame

Ces yeux ces yeux, doux larrons de mon ame,
M’ont eblouy de leur belle splendeur,
Astres fataux qui de malheur ou d’heur
Me vont comblant au plaisir de madame.

Au cueur d’hiver un printemps l’air embame
Ou que tournez ilz fichent leur ardeur,
Et quelque part qu’ilz baissent leur grandeur
Fleurit un pré mieux odorant que bame.

Les chastes feuz de ces freres jumeaux
Me retirant du naufrage des eaux
Par leur clarté de sauveté m’asseurent :

En leur saint feu mon vivre est allumé,
Mon vivre, las, qui sera consumé,
Quand leur destin arrestera qu’ilz meurent.

Amours de Méline

Voter pour ce poème!

Jean-Antoine De Baïf Apprenti Poète

Par Jean-Antoine De Baïf

Jean-Antoine de Baïf, né à Venise le 19 février 1532, et mort à Paris le 19 septembre 1589, est un poète français.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Votre commentaire est une étoile dans notre ciel poétique. Brillez avec le vôtre.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Pitié des choses

O calme nuit , qui doucement compose …