Le silence et dors

L’oreille au guet de longue absence écoute aux portes du sommeil

Elle écoute au creux du silence le bleu du ciel marcher pieds nus le long tic-tac de l’espérance l’horloge au pas triste et têtu

Elle écoute mûrir les fruits croître le^ fleurs et pousser l’herbe et le ressac que fait la nuit en brassant sa moisson de gerbes

Elle écoute très noir grillon chantant déjà dans notre automne la mort cachée dans nos sillons racler sa viole monotone

L’oreille au guet de longue absence écoute aux portes défendues

Mais tout se tait Un oiseau lance un chant furtif et déjà tu

Puis le silence fait silence semblable au faux chuchotement qui ferait croire à la présence que le silence enfin dément.

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