Ballade pour annoncer le Printemps

Elle frémit, la brise pure,

Dans ce beau jardin de féerie

Où le ruisseau jaseur murmure.

Le printemps affolé varie

Sa merveilleuse broderie,

L’eau chante sous les passerelles;

Tout tressaille dans la prairie

A la façon des tourterelles.
Les arbres dans l’allée obscure

Où babille la causerie

Laissent leur jeune chevelure

Flotter avec coquetterie.

C’est le temps où le ciel vous crie

D’oublier chagrins et querelles,

Et de vivre en galanterie

A la façon des tourterelles.
L’insecte court dans la verdure.

Le bois est plein de rêverie;

La nymphe a quitté sa ceinture,

Le sylphe avec idolâtrie

Baise la pelouse fleurie,

Les fleurs ont ouvert leurs ombrelles;

Enfants, il faut qu’on se marie

A la façon des tourterelles.
Envoi.
La colombe murmure et prie

Et chuchote sur les tourelles:

Mariez-vous, belle Marie,

A la façon des tourterelles.
Avril 1861.

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Théodore de Banville Apprenti Poète

Par Théodore de Banville

Etienne Jean Baptiste Claude Théodore Faullain de Banville, né le 14 mars 1823 à Moulins (Allier) et mort le 13 mars 1891 à Paris, est un poète, dramaturge et critique français. Célèbre pour les « Odes funambulesques » et « les Exilés », il est surnommé « le poète du bonheur ».

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Ô j’ai froid d’un froid de glace

Rien de trop