L’âpre fureur de mon mal véhément

L’âpre fureur de mon mal véhément
Si hors de moi m’étrange et me retire
Que je ne sais si c’est moi qui soupire,
Ni sous quel ciel m’a jeté mon tourment.

Suisje mort ? Non, j’ai trop de sentiment,
Je suis trop vif et passible au martyre.
Suisje vivant ? Las ! je ne le puis dire,
Loin de vos yeux par qui j’ai mouvement !

Seraitce un feu qui me brûle ainsi l’âme ?
Ce n’est point feu : j’eusse éteint toute flamme
Par le torrent que mon deuil rend si fort.

Comment, Belleau, fautil que je l’appelle ?
Ce n’est point feu que ma peine cruelle,
Ce n’est point vie, et si ce n’est point mort.

Les amours de Diane

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