J’ai longtemps voyagé, courant toujours fortune

J’ai longtemps voyagé, courant toujours fortune
Sur une mer de pleurs, à l’abandon des flots
De mille ardents soupirs et de mille sanglots,
Demeurant quinze mois sans voir soleil ni lune.

Je réclamais en vain la faveur de Neptune
Et des astres jumeaux, sourds à tous mes propos,
Car les vents dépités, combattant sans repos,
Avaient juré ma mort sans espérance aucune.

Mon désir trop ardent, que jeunesse abusait,
Sans voile et sans timon la barque conduisait,
Qui vaguait incertaine au vouloir de l’orage.

Mais durant ce danger un écueil je trouvai,
Qui brisa ma nacelle, et moi je me sauvai,
À force de nager évitant le naufrage.

Les amours de Diane

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