Despotisme éclairé

Le pouvoir absolu coulait des jours exquis.
Louis
XV disait : «
Pour divertir la
Reine, il faudrait mettre une perruque au chimpanzé. »
La
Pompadour ne comprenait la poésie qu’accompagnée de gestes lourds et théâtraux.
Je n’étais pas heureux car le
Duc de
Choiseul m’avertissait : «
Nous allons perdre l’Amérique. »
En route pour
Moscou, j’ai séjourné à
Vienne ;
Joseph
II se plaignait : «
Mozart, quel paysan !
J’aurais aimé qu’il eût des manières de prince. »
Catherine plus tard me parlait un français avec l’accent cosaque, et son regard sur moi était comme une gifle au flanc de son cheval.
J’ai visité d’autres
Royaumes, d’autres
Cours.
Je me cherchais, hagard : ce n’est pas à
Venise, en ce temps-là, qu’on apprenait à voir le monde avec assez d’intelligence et de rigueur.

Voter pour ce poème!

Alain Bosquet Apprenti Poète

Par Alain Bosquet

Anatole Bisk, dit Alain Bosquet, né à Odessa (Ukraine) le 28 mars 1919 et mort à Paris le 17 mars 1998, est un poète et écrivain français d'origine russe.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

La poésie a besoin de vos mots pour s'épanouir. Participez à notre jardin de vers.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Sainte Thérèse veut que la Pauvreté

Droit de regard