Les Plus Lus

  • Médée

    Au sang de ses enfants, de vengeance égarée, Une mère plongea sa main dénaturée ; Et l’amour, l’amour seul avait conduit sa main. Mère, tu fus impie, et l’amour inhumain. Mère ! amour ! qui des deux eut plus de barbarie ? L’amour fut inhumain ; mère, tu fus impie. Plût aux dieux que la […] Plus

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  • Art d’aimer, fragment II

    Quand l’ardente saison fait aimer les ruisseaux, A l’heure où vers le soir, cherchant le frais des eaux, La belle nonchalante à l’ombre se promène, Que sa bouche entr’ouverte et que sa pure haleine Et son sein plus ému de tendresse et de voeux Appellent les baisers et respirent leurs feux ; Que l’amant peut […] Plus

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  • Hylas

    Au chevalier de Pange. Le navire éloquent, fils des bois du Pénée, Qui portait à Colchos la Grèce fortunée, Craignant près de l’Euxin les menaces du Nord, S’arrête, et se confie au doux calme d’un port. Aux regards des héros le rivage est tranquille ; Ils descendent. Hylas prend un vase d’argile, Et va, pour […] Plus

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  • L’amour et le berger

    Loin des bords trop fleuris de Gnide et de Paphos, Effrayé d’un bonheur ennemi du repos, J’allais, nouveau pasteur, aux champs de Syracuse Invoquer dans mes vers la nymphe d’Aréthuse, Lorsque Vénus, du haut des célestes lambris, Sans armes, sans carquois, vint m’amener son fils. Tous deux ils souriaient : ‘ Tiens, berger, me ditelle, […] Plus

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  • La jeune Tarentine

    Pleurez, doux alcyons ! ô vous, oiseaux sacrés, Oiseaux chers à Thétis, doux alcyons, pleurez ! Elle a vécu, Myrto, la jeune Tarentine ! Un vaisseau la portait aux bords de Camarine : Là, l’hymen, les chansons, les flûtes, lentement, Devaient la reconduire au seuil de son amant. Une clef vigilante a, pour cette journée, […] Plus

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  • Voilà ce que chantait aux Naïades prochaines

    Voilà ce que chantait aux Naïades prochaines Ma Muse jeune et fraîche, amante des fontaines, Assise au fond d’un antre aux nymphes consacré, D’acanthe et d’aubépine et de lierre entouré. L’Amour, qui l’écoutait caché dans le feuillage, Sortit, la salua Sirène du bocage. Ses blonds cheveux flottants par lui furent pressés D’hyacinthe et de myrte […] Plus

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  • Aux frères de Pange

    Aujourd’hui qu’au tombeau je suis prêt à descendre, Mes amis, dans vos mains je dépose ma cendre. Je ne veux point, couvert d’un funèbre linceul, Que les pontifes saints autour de mon cercueil, Appelés aux accents de l’airain lent et sombre, De leur chant lamentable accompagnent mon ombre, Et sous des murs sacrés aillent ensevelir […] Plus

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  • A de Pange

    De Pange, le mortel dont l’âme est innocente, Dont la vie est paisible et de crimes exempte, N’a pas besoin du fer qui veille autour des rois, Des flèches dont le Scythe a rempli son carquois, Ni du plomb que l’airain vomit avec la flamme. Incapable de nuire, il ne voit dans son âme Nulle […] Plus

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  • Ô Muses, accourez ; solitaires divines

    Ô Muses, accourez ; solitaires divines, Amantes des ruisseaux, des grottes, des collines ! Soit qu’en ses beaux vallons Nîme égare vos pas ; Soit que de doux pensers, en de riants climats, Vous retiennent aux bords de Loire ou de Garonne ; Soit que, parmi les choeurs de ces nymphes du Rhône, La lune, […] Plus

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