Les Plus Lus

  • Effet de soir

    Cette nuit, audessus des quais silencieux, Plane un calme lugubre et glacial d’automne. Nul vent. Les becs de gaz en file monotone Luisent au fond de leur halo, comme des yeux. Et, dans l’air ouaté de brume, nos voix sourdes Ont le son des échos qui se meurent, tandis Que nous allons rêveusement, tout engourdis […] Plus

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  • L’âme mièvre

    Maintenant j’ai revu les moissons oubliées, Et, dans la paix des soirs pleins de saines senteurs, Les rudes moissonneurs, près des gerbes liées, Croisant leurs bras avec des gestes de lutteurs. Maintenant j’ai revu les forêts et les plaines Et j’ai marché dans les pâturages herbeux ; Ma gorge a respiré les puissantes haleines Qui […] Plus

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  • Impiétés

    Dans la haute nef qui frissonne toute Au bruit triomphal de l’hymne chanté, Un étrange évêque, au coeur plein de doute, Officie avec somptuosité. Il chante que Dieu soit ou non, qu’importe ? Qu’importe le ciel sévère ou clément ? Impassible, il chante, et de sa main forte Lève l’ostensoir solennellement. Mais tandis qu’au loin […] Plus

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  • L’Étoile du Berger

    Un calme soir caresse au loin les belles plaines ; L’Étoile du Berger, au fond du ciel d’été, Comme un signe de gloire et de félicité Resplendit sur les prés et sur les granges pleines. Grande et droite sous le fardeau des lourdes gerbes, Une fille aux pieds nus, d’un pas robuste et lent, S’avance […] Plus

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  • Je disais : Quand viendra la reine que j’attends

    Je disais : ‘ Quand viendra la reine que j’attends, La grande fiancée aux mains victorieuses, Je trouverai des paroles mystérieuses, Des mots couleur de ciel, d’aurore et de printemps. ‘ Et, comme réveillé d’un sommeil de cent ans Par le baiser de ses lèvres impérieuses, Pour dire nos amours pâles et merveilleuses Je chanterai […] Plus

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  • Clair de lune mystique

    Ce soir, an fond d’un ciel uniforme d’automne, La lune est toute seule ainsi qu’un bâtiment Perdu sur les déserts marins, et lentement Vogue dans l’infini de la nuit monotone. Ce n’est pas la clarté des monotones nuits Brillantes d’or fluide et de brume opaline ; Mais le ciel gris est plein de tristesse câline […] Plus

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  • Réminiscences épiques

    Je préfère aux beautés des Artémis divines Le corps mièvre et danseur des filles de Paris ; J’aime les yeux rieurs et les voilettes fines, Les contours estompés par la poudre de riz. J’aime l’ambre et le musc plus que l’antique myrrhe ; Pour moi, la nudité des nymphes ne vaut pas Une robe moulant […] Plus

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  • La dame en deuil

    La dame en deuil, parmi les glycines des treilles, Erre languissamment dans les longues allées Où des senteurs de fruits et de grappes foulées Flottent en l’air vibrant d’une rumeur d’abeilles. Ses mains blondes avec une lente indolence Saccagent en passant des lys et des verveines, Et chaque fois qu’au loin sonnent les heures vaines […] Plus

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  • Rêves et désirs

    Comme un bruit très lointain des cloches et des vagues J’entends dans mon Esprit chanter des rhythmes vagues ; Je rêve des sonnets divinement sculptés Et des strophes dansant, langoureuses almées, Un pas lascif, et des vers pleins de voluptés, Des vers câlins, ayant le son de voix aimées. J’aime ces sons lointains, ces poèmes […] Plus

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  • Conseil du soir

    Nulle pourpre aujourd’hui dans le gris vespéral ; Le jour meurt simplement comme une âme lassée, Et voici que du ciel uniforme et claustral Une paix de couvent tombe sur ma pensée. J’accepte le conseil religieux du soir Qui m’édifie un pacifique monastère, Et mon rêve, oublieux et calme, ira s’asseoir Au jardin monacal plein […] Plus

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  • L’étrangère

    En son manteau d’argent tissé par les prêtresses, La vierge s’en allait vers les jeunes cités, Et la nuit l’effleurait de mystiques caresses, Et le vent lui parlait de longues voluptés. Or, c’était en un siècle où les rois faisaient taire Les joueurs de syrinx épars dans le printemps ; Les sages enseignaient aux peuples […] Plus

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  • Dimanches parisiens

    Sous le ciel gris lavé d’opale Et qu’un soleil aux rayons lents Poudre d’or vaporeux et pâle, Elles vont it pas nonchalants ; Roses de froid sous les voilettes Elles passent, laissant dans l’air Une senteur de violettes Mourantes, et de blonde chair. * ** Elles ne vont ni vers l’église Où, sur les mystiques […] Plus

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